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La Présidente du Chêne, Michèle Alliot-Marie, a ouvert le débat en estimant que le gaullisme, dans son approche sociale et étatique, avait "retrouvé son actualité" à la faveur de la crise économique.
MAM a prôné "un Etat qui puisse guider sans être dirigiste, qui sache agir sans être interventionniste". "Cette conception du rôle et de la place de l'Etat peut nous séparer de certains au sein de la majorité », elle lui semblait « pourtant plus que jamais adaptée aux temps actuels ». Tout en réaffirmant que « nous nous situons clairement et résolument au sein de la Majorité », la Présidente du mouvement a souligné sa volonté de promouvoir au sein de l’UMP, les principes chers au gaullisme, tels l’actionnariat salarié, l’intéressement aux résultats, la participation à la gouvernance des entreprises ainsi que le nécessaire équilibre entre solidarité sociale et la présence d’un Etat fort. Elle a rappelé qu’une des particularités du gaullisme en matière économique réside en sa conviction d’une économie qui mise sur l’Homme ; et une telle économie ne sera pas moins compétitive qu’une économie affranchie de toutes règles, comme cela pourrait sembler de prime abord. Elle a ainsi dégagé l’idée que les valeurs gaullistes sont des pistes à explorer pour réintroduire de l’éthique dans un capitalisme en crise et apporter des réponses à long terme à une mondialisation en quête de régulation, une mondialisation « qui isole l’individu [parce que] ses excès spéculatifs, ignorent les hommes et méprisent les règles ». |